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Devenir vétérinaire en Europe : les formations, universités et parcours à connaître

Maëlle Durand 11 min de lecture

Chaque année, des milliers d’étudiants français rêvent d’exercer la médecine vétérinaire. Pourtant, les écoles françaises restent parmi les plus sélectives d’Europe. Les places disponibles sont rares, la concurrence est intense, et les résultats aux concours laissent de nombreux candidats sans solution. Face à cette réalité, partir étudier dans une université européenne reconnue devient une alternative sérieuse. De nombreux établissements, notamment au Portugal, en Belgique ou à Chypre, accueillent chaque année des étudiants français dans d’excellentes conditions. Leurs diplômes sont valides dans toute l’Union européenne, ce qui permet d’exercer en France après l’obtention du titre.

Pourquoi de plus en plus d’étudiants choisissent d’étudier la médecine vétérinaire en Europe ?

L’attractivité des cursus vétérinaires européens ne cesse de croître, et ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs. En France, l’accès aux quatre écoles nationales vétérinaires reste particulièrement difficile. Chaque année, plusieurs milliers de candidats se présentent, alors que moins de places sont proposées. Cette forte concurrence laisse de nombreux étudiants sans solution, malgré un bon niveau scolaire et une réelle motivation.

Dans ce contexte, les universités européennes apparaissent comme une alternative crédible. Contrairement au système français, elles recrutent généralement sur dossier, parfois complété par un entretien. Autrement dit, les candidats ne sont pas jugés uniquement sur leur capacité à réussir un concours très exigeant. Leur parcours, leurs résultats et leur motivation sont également pris en compte.

Bien entendu, cela ne signifie pas que l’admission est facile. Les établissements européens sont sélectifs et examinent chaque candidature avec attention. Voilà pourquoi de nombreux candidats choisissent aujourd’hui de se former en médecine vétérinaire avec geds.fr afin d’être accompagnés dans leurs démarches et de trouver l’université la plus adaptée à leur profil.

En outre, ces formations présentent un autre avantage majeur : la reconnaissance des diplômes dans l’ensemble de l’Union européenne. Grâce au système de crédits ECTS et aux accords européens, un étudiant formé au Portugal, à Chypre ou en Belgique peut ensuite revenir exercer en France. Enfin, ces universités offrent souvent un enseignement plus pratique et plus international, très apprécié des futurs vétérinaires.

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Comment se déroulent les études vétérinaires en Europe ?

Dans la plupart des universités européennes, les études vétérinaires s’étendent sur cinq années et correspondent à 330 crédits ECTS. Toutefois, le cursus ne se résume pas à une succession de cours théoriques. Il suit une progression logique, pensée pour permettre aux étudiants d’acquérir progressivement toutes les compétences nécessaires à l’exercice du métier.

Les premières années sont ainsi consacrées aux sciences fondamentales. Les étudiants étudient notamment la biologie cellulaire, l’anatomie, la physiologie, la biochimie ou encore la microbiologie. Ces enseignements constituent une base indispensable avant d’aborder la pratique clinique.

À partir de la deuxième ou de la troisième année, selon les établissements, les étudiants rejoignent progressivement les cliniques universitaires. Ils observent des cas réels, participent aux consultations et développent leurs compétences sous la supervision de vétérinaires expérimentés. Enfin, des stages et parfois une spécialisation viennent compléter le cursus. Par ailleurs, un niveau B2 en anglais est souvent nécessaire pour intégrer ces formations.

Quelles universités européennes sont particulièrement réputées pour étudier la médecine vétérinaire ?

Quatre établissements partenaires de GEDS se distinguent nettement pour la qualité de leurs programmes vétérinaires.

La CESPU Gandra

Installée près de Porto au Portugal, la CESPU Gandra a été fondée en 1982. Elle figure parmi les pionnières de l’enseignement privé en santé dans le pays. Le programme vétérinaire est dispensé entièrement en anglais, avec 60 places par promotion. L’approche pédagogique valorise la proximité entre enseignants et étudiants, à travers des études de cas concrets et des projets collaboratifs. Son modèle coopératif à but non lucratif garantit un réinvestissement constant dans les formations.

Egas Moniz

Située à Monte de Caparica au sud de Lisbonne, Egas Moniz a été fondée en 1987. Elle propose 25 places en vétérinaire, avec un enseignement entièrement en anglais dès la première année. Elle intègre les étudiants dans des activités cliniques dès le début du cursus, et figure au sommet des classements des universités privées du Portugal selon Scimago.

L’EUVG

L’École Universitaire Vasco da Gama est implantée à Coimbra. Fondée en 2000, elle a été élue meilleure université privée vétérinaire du pays en 2018. Elle propose 40 places, avec une première année dispensée en français avant le passage progressif au portugais. Sa pédagogie repose sur le concept de One Health, qui articule la santé humaine, animale et environnementale.

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L’European University Cyprus

Basée à Nicosie à Chypre, cette université propose 60 places en vétérinaire. Fondée en 1961 et dotée d’un campus entièrement rénové en 2024, elle adopte une approche inspirée du modèle américain, avec un enseignement exclusivement en anglais. QS Top Universities lui a décerné cinq étoiles dans plus de 50 critères d’évaluation.

D’autres établissements reconnus en Europe

Au-delà des partenaires de GEDS, d’autres universités jouissent d’une solide réputation en médecine vétérinaire. L’Université de Liège, en Belgique, est l’une des plus connues des étudiants francophones, avec des cliniques intégrées et des liens étroits avec le milieu professionnel. L’Université de Gand, également en Belgique, figure parmi les meilleures écoles vétérinaires d’Europe selon les classements internationaux. Ces deux établissements sont toutefois très sélectifs.

Quels sont les critères d’admission pour intégrer une université vétérinaire en Europe ?

Pour intégrer une université vétérinaire en Europe, il ne suffit pas de manifester son intérêt pour le métier. Les établissements recherchent avant tout des candidats qui disposent d’un solide niveau scientifique. Ainsi, les résultats obtenus en SVT, en physique et en chimie au lycée occupent une place importante dans l’étude du dossier. Dans la majorité des cas, un baccalauréat général avec des spécialités scientifiques est donc recommandé.

Toutefois, les notes ne constituent pas le seul critère pris en compte. Les universités demandent généralement plusieurs documents complémentaires, comme les relevés de notes, une lettre de motivation détaillée et, parfois, des lettres de recommandation. En outre, certains établissements organisent un entretien ou un test d’anglais afin d’évaluer la motivation et le niveau du candidat.

Enfin, il est essentiel de préparer sa candidature suffisamment tôt. Une présentation soignée et un bon niveau d’anglais peuvent véritablement faire la différence.

Comment GEDS peut accompagner les étudiants dans leur projet d’études vétérinaires ?

Lorsqu’un étudiant souhaite poursuivre des études vétérinaires en Europe, les démarches administratives peuvent rapidement sembler complexes. Entre le choix de l’université, la constitution du dossier et le respect des différentes dates limites, il est parfois difficile de savoir par où commencer. C’est précisément dans ce contexte que GEDS intervient.

Cette plateforme française, spécialisée dans l’orientation vers les universités de santé en Europe, accompagne les candidats depuis plus de dix ans. Son objectif est de simplifier chaque étape du projet. Concrètement, GEDS permet de postuler à plusieurs établissements partenaires à partir d’un seul dossier, ce qui représente un véritable gain de temps.

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Par ailleurs, l’accompagnement proposé est entièrement gratuit pour les étudiants, puisque la plateforme est financée par les universités partenaires. Chaque candidature fait ensuite l’objet d’un suivi personnalisé, afin d’orienter chaque étudiant vers la formation la plus adaptée à son profil et à ses objectifs.

Hippocrate.io : la plateforme qui facilite les candidatures aux études vétérinaires

Pour compléter l’accompagnement proposé par GEDS, les étudiants disposent également de la plateforme Hippocrate.io. Cet outil numérique a été conçu pour simplifier la gestion des candidatures aux universités partenaires. En effet, au lieu de constituer plusieurs dossiers distincts, l’étudiant crée un seul compte et dépose l’ensemble de ses documents une seule fois.

Une fois les pièces transmises, Hippocrate.io permet de candidater simultanément auprès de plusieurs établissements. Par ailleurs, la plateforme offre un suivi précis de chaque étape. L’étudiant peut ainsi vérifier l’avancement de son dossier, depuis la validation des documents jusqu’à la réponse finale des universités.

Enfin, Hippocrate.io sert d’intermédiaire entre le candidat, les conseillers GEDS et les établissements partenaires. Cette centralisation rend les démarches plus simples, plus rapides et nettement plus rassurantes.

Quels sont les débouchés après des études vétérinaires en Europe ?

Obtenir un diplôme vétérinaire dans une université européenne ne limite pas les perspectives professionnelles. Bien au contraire, cette formation ouvre la voie à de nombreux métiers, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. La plupart des diplômés choisissent d’abord d’exercer en cabinet ou en clinique vétérinaire, auprès des animaux de compagnie, des chevaux ou des animaux d’élevage.

Toutefois, cette première orientation n’est pas la seule possible. Après quelques années d’expérience, certains vétérinaires décident de se spécialiser. Ils peuvent notamment s’orienter vers la chirurgie, la dermatologie, l’oncologie animale ou encore la médecine équine.

Par ailleurs, d’autres débouchés existent en dehors de la pratique clinique. Les diplômés peuvent travailler dans la santé publique, l’inspection sanitaire, la recherche ou l’industrie pharmaceutique. Enfin, un vétérinaire formé en Europe peut revenir exercer en France après reconnaissance de son diplôme.

Maëlle Durand