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Des friandises aux compléments alimentaires : comment éviter les excès dans la gamelle de votre chien

Maëlle Durand 8 min de lecture

Beaux emballages, friandises appétissantes, « vitamines pour le pelage » et poudres pour les articulations : aujourd’hui, la gamelle d’un chien peut facilement se transformer en un véritable cocktail de tout. Chaque petit aliment semble bénéfique, mais à un moment donné, ces compléments, pourtant censés être bons, entrent en conflit et surchargent l’organisme. Le rôle du maître n’est pas de priver son animal de soins, mais d’apprendre à distinguer ce qui est nécessaire de ce qui est superflu.

Où s’arrête l’alimentation de base ?

Le point de départ, ce sont les aliments de base. Les croquettes ou les pâtées de qualité supérieure sont généralement déjà équilibrées en protéines, lipides, vitamines et minéraux, en fonction de l’âge et du poids du chien. Ajouter constamment des vitamines « au cas où » à ces aliments peut entraîner un excès de certains nutriments. Par exemple, un excès de calcium ou de vitamines liposolubles surcharge les os, le foie et les reins, même si le chien semble en bonne santé. Ces dernières années, les sujets liés aux soins des animaux de compagnie ont suscité un intérêt croissant de la part des plateformes de divertissement en ligne qui proposent des projets thématiques, des ressources utiles et des initiatives pour les propriétaires d’animaux. Parmi ces partenaires figure tortuga casino en ligne.

Il est donc important de se poser honnêtement la question suivante : existe-t-il réellement un problème nécessitant une supplémentation ? Un pelage terne, la léthargie, le surpoids et la boiterie sont autant de raisons de consulter un vétérinaire avant de choisir des produits de complémentation. Si le chien est en bonne santé, actif et que son alimentation lui convient, la plupart des compléments alimentaires peuvent rester en rayon.

Irena, propriétaire d’un Cocker Spaniel, raconte : « J’ai acheté tous les produits qui promettaient un pelage encore plus brillant. À un moment donné, ma chienne a commencé à se gratter et a développé des problèmes d’estomac. Le vétérinaire m’a expliqué qu’elle recevait déjà suffisamment de nutriments présents dans son alimentation. Nous avons supprimé presque tous les additifs, et en un mois, son état s’est amélioré. »

Friandises : une récompense, pas un deuxième repas

Les friandises sont une source importante de calories excédentaires. Il est facile d’en donner « petit à petit », sans se rendre compte qu’elles constituent un repas complet par jour. C’est particulièrement dangereux pour les chiens peu actifs et sujets à la prise de poids. Chaque friandise supplémentaire n’est pas qu’un simple plaisir ; elle sollicite leurs articulations, leur cœur et leur métabolisme, ce qui peut devenir un véritable problème à long terme.

Il est utile de considérer les friandises non pas en nombre, mais en pourcentage de l’apport calorique quotidien. Les vétérinaires recommandent souvent que les friandises ne représentent pas plus de 10 % de l’alimentation quotidienne. Si votre chien reçoit beaucoup de friandises pendant l’entraînement ou les jeux, il est judicieux de réduire légèrement la portion de sa ration principale. Les récompenses seront alors maintenues et l’équilibre général préservé.

Fabien, le propriétaire d’un carlin, raconte : « Nous ne comprenions pas pourquoi le chien prenait du poids, alors que nous n’augmentions pas ses portions de nourriture. Il s’est avéré que ses parents et ses enfants le nourrissaient petit à petit toute la journée. Une fois que nous avons décidé de surveiller ses friandises et de réduire sa ration principale, son poids est progressivement revenu à la normale. »

Compléments alimentaires : quand sont-ils vraiment nécessaires ?

Tous les compléments alimentaires ne sont pas inutiles. Ils peuvent être bénéfiques si votre chien souffre de problèmes spécifiques, comme des troubles articulaires, cutanés ou digestifs, des blessures ou des changements liés à l’âge. Dans ces cas-là, le vétérinaire choisit la composition et le dosage adaptés à votre animal, et non en fonction du poids moyen d’un chien moyen. Il est important de suivre le traitement prescrit et de ne pas remplacer un complément alimentaire par un autre à sa guise.

Le danger survient lorsqu’un spécialiste ajoute « un produit pour l’immunité », « un produit pour le foie » ou d’autres compléments alimentaires populaires aux médicaments prescrits. De telles associations peuvent entraîner des interactions médicamenteuses ou des déséquilibres en termes de principes actifs. Une approche judicieuse consiste à montrer au vétérinaire tous les pots que vous avez déjà à la maison et à lui demander lesquels sont vraiment utiles et lesquels il vaut mieux laisser fermés.

  • Évaluez l’état actuel du chien : âge, poids, niveau d’activité et diagnostics.
  • Montrez au vétérinaire son alimentation ainsi qu’une liste de toutes les friandises et compléments alimentaires qu’il lui donne régulièrement.
  • Établissez un plan clair : ce qui est essentiel, ce qui est programmé et ce qui peut être évité.

Barbora, propriétaire d’un berger allemand âgé, témoigne : « Après l’opération, on nous a prescrit des médicaments pour les articulations. Par habitude, j’ai continué à lui donner trois comprimés supplémentaires de l’ancien complexe vitaminique. Le nouveau vétérinaire m’a demandé d’apporter tout le matériel que nous utilisons et de réduire la posologie de moitié. Ma chienne est moins fatiguée maintenant et ses troubles digestifs occasionnels ont disparu. »

Comment organiser la gamelle de votre chien

La première étape consiste à ne plus considérer chaque nouvel élément comme indispensable. Il est utile de noter tout ce que votre chien reçoit quotidiennement : nourriture principale, friandises, os à mâcher, comprimés, poudres et compléments alimentaires « naturels ». Même à ce stade, beaucoup de personnes constatent que la liste ressemble davantage à un menu pour une personne de grande taille qu’à celui d’un animal de dix kilos.

Ensuite, il est préférable de se limiter à trois éléments essentiels : la nourriture principale, l’eau et une quantité raisonnable de friandises. Tout le reste doit avoir une utilité claire et une date de péremption. Si vous ne pouvez pas expliquer pourquoi votre animal a besoin d’un complément alimentaire particulier, c’est probablement parce que vous vous souciez de lui, et non de ses besoins. Remplacez certaines « pilules d’amour » par des promenades supplémentaires, des séances de jeu ou des interactions calmes ; pour un chien, c’est souvent plus précieux que n’importe quel médicament.

Lorsque seuls les éléments essentiels restent dans la gamelle, il devient plus facile de surveiller le bien-être de votre animal. Tout changement de comportement, de selles, de pelage ou d’activité est plus facile à attribuer à un aliment précis, ce qui permet d’ajuster l’alimentation en temps opportun. Ainsi, les « petites améliorations » ne sont plus le fruit du hasard, mais une démarche consciente pour la santé de votre chien, plutôt qu’un pari risqué aux résultats imprévisibles.

Maëlle Durand
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